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Forget your past and follow me into darkness | Jane.

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Alec Volturi
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MessageSujet: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Jeu 16 Aoû - 2:11

« Ils sont sans doute les vampires les plus redoutables de la planète. »


- Aro Volturi.


Discussions interminables, lamentations, cris de haine, insultes, mort, voilà ce à quoi nous eûmes droit de ce jour-là. Debout aux côtés d’Aro, j’attendais bras croisé que quelque chose d’intéressant se passe. Je détestais rester là à ne rien faire, quand je pouvais sortir traquer des nouveau-nés, aller chasser … Non le vampire voulait me garder à ses côtés au cas où on l’attaquerait. Je n’avais pas le droit de me plaindre, pas après tout ce que les trois chefs avaient fait pour Jane et moi. Nous avions une place privilégiée au sein de la famille Volturi, une place qu’on ne pouvait pas remettre en question pour de simples envies égoïstes. A vrai dire je me moquais bien d’eux, mais c’était pour ma sœur jumelle que je faisais ça. Plus d’une fois j’avais rêvé de me retourner contre eux, de les soumettre tous et ainsi être le vampire le plus libre et le plus dangereux que l’histoire ait connu. Et ces idées me sortaient vite de l’esprit, avant que quiconque ne s’en aperçoive. Quand mon regard se posa sur Aro, je constatai avec horreur qu’il me fixait d’un air mystérieux et inquiétant. Je baissai la tête. Mais quand je crus recevoir une remarque désagréable ou une question pleine de suspicion, l’homme déclara :

« Tu devrais aller manger, tu es horriblement pâle. Enfin, plus pâle que d’ordinaire, huhu. »

Cet homme était fort. Il avait deviné que je m’ennuyais alors que je n’avais rien laissé transparaître. Je fis une révérence respectueuse et pris congès, soulagé. Je croisai Marius et Caïus que je saluai d’un signe de tête, avant de m’élancer dans les couloirs en courant. J’avais envie de sortir du château mais j’attendrais la nuit pour pouvoir courir librement sans risquer d’être vu. Je croisai alors un garde et l’arrêtai, voulant savoir où était Jane. Il me regarda sans comprendre et voulut savoir qui c’était. Si j’avais été dans un dessin animé, ma mâchoire se serait certainement décrochée. Je lui demandai si c’était une blague, ne sachant si c’était une blague de très mauvais goût ou s’il était réellement stupide et masochiste. Devant mon regard assassin l’homme recula d’un pas et je décidai de me servir de mon don sur lui, histoire qu’il se souvienne de moi. Je le laissai planté là, perdu dans des abîmes d’indifférence jusqu’à la fin de sa vie. Je me ferais certainement massacrer, mais ça n’avait guère d’importance. Ne pas connaître la jeune Volturi était une insulte que je ne pouvais tolérer. Le monde entier devait connaître son nom et la craindre, et je ferais tout pour ça.

Je frappai à la porte de sa chambre, même si je me doutais que Jane aurait senti ma présence avant. J’arrivais à sentir la sienne, et ce n’était pas mon pouvoir. Odorat plus développé ? Ou peut-être notre gémellité ? J’entrai dans sa chambre et souris. J’aimais passionnément cette fille, elle comptait plus que ma propre vie à mes yeux. Son visage d’ange, ses yeux d’un rouge écarlate autrefois bleus, ses cheveux blonds dorés, sa façon gracieuse et déterminée de se mouvoir … Ma sœur jumelle était parfaite. Je passai ma main dans mes cheveux et m’enquis :

« Jane, je vais faire un tour aux cachots histoire de trouver un amuse-gueule. Tu veux venir ? »

Cela faisait longtemps que nous avions pas passé un moment tous les deux, entre les missions que j’effectuais aux quatre coins de l’Italie, à Forks … Nous nous croisions mais n’avions pas réellement le temps de parler. Quoi que nous n’avions jamais été très loquaces, mais sa présence seule me comblait. La faim commença à s’emparer de moi et je posai ma main sur mon ventre, l’air contrarié. Aux côtés de Jane j’avais presque l’air humain. Pas besoin d’artifices, je me comportais naturellement et elle ne me jugeait pas. Simplement elle me remettait dans le droit chemin quand ça n’allait pas, ce que je faisais également envers elle. Quand Jane passa à mes côtés je la tirai légèrement par le bras et l’approchai de moi, avant de déposer mes lèvres sur sa tempe.

« Tu m’as manqué, déclarai-je d’un ton plutôt doux. »

Je me mis en route, impatient de découvrir ce qui nous attendait ce jour là. Femme ? Homme ? Enfant ? J'hésitais. Celui des femmes étaient plus agréable, mais celui des hommes plus nourrissants. J'avais parfois des préoccupations vraiment futiles, toutefois ça ne faisait pas de mal.

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Jane Volturi
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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Jeu 16 Aoû - 19:05

    La journée avait été longue. Et d’un ennui remarquable. Il y avait toujours de ces jours où il n’y avait rien à faire. Dans le sens propre du terme. Aucune mission à exécuter sous les ordres des trois Fondateurs. Aucun vampire assez stupide pour enfreindre les règles. Jane ne cherchait naturellement qu’une simple excuse pour torturer quelqu’un. C’était un de ses passe-temps favori, et plus particulièrement quand on la laissait ainsi, dans l’ennui. Il ne serait pourtant pas difficile à Aro de l’envoyer en mission. N’avait-il pas quelque part un petit livre avec les noms de vampires à anéantir en toute discrétion ? Caïus ne pourrait-il pas l’envoyer ‘surveiller’ Athénodora ? Marcus, tout en sachant le lien qui l’unissait à son jumeau, ne pouvait-il pas renvoyer Alec de la salle des trônes ?

    Il était ahurissant de remarquer une chose. Au plus les jours passaient, au plus de défauts trouvait-elle aux trois Fondateurs. Ce n’était cependant pas de sa faute. Après tout, Aro avait le don de lire les pensées. N’importe qui croirait donc qu’il ait un peu plus de tact. Car la jeune femme était perdue dans ses pensées. La seule chose qu’elle évitait de faire depuis plusieurs mois. Un humain a un jour dit, trop penser fait rêver. C’était en partie vrai, même si donner raison à un humain ne lui plaisait guère. Cependant, ces pensées étaient toujours les même. Alors que la présence d’une Cullen dans le château la dérangeait énormément, elle ne pouvait qu’être elle-même et penser à la tristesse des Cullen. Partager leur tristesse ? Par pitié ! Non, c’est un sourire aux lèvres qu’elle s’imagine leur souffrance, leur perte. Le plus amusant sera de leurs apprendre qu’Esmée n’est plus une végétarienne. Mais quand on parle Cullen, on parle d’Isabella et de Renesmée. Toutes deux attiraient bien trop l’attention d’Aro. L’une avait un don si spécial, l’autre était une créature rare. Alors que Jane détestait Isabelle, elle ne pouvait pas nier le don de cette dernière. Un don qui serait très utile aux Volturi. Ce qui n’empêche pas qu’elle la déteste pour lui avoir résisté, jadis, une simple humaine. Et Renesmée.. Si cette chose intéressait Aro, c’était tout l’inverse pour Jane. Elle lui briserait bien le cou.

    Voilà donc l’image qui lui rapporta bonne humeur. Il faut savoir se satisfaire des petites choses dans la vie. Mais bien vite son regard se posa sur l’horloge présente dans ses quartiers. Combien de temps allait-elle perdre ainsi, à ne rien faire ? Quitter le château, c’est ce qu’elle devrait faire. Mais il n’était pas nuit et le soleil était bien haut dans les cieux. Ça commençait à bien faire. Pour la millième fois de la journée, Jane se dirigea vers une des deux grandes fenêtres. C’était là un des seuls avantages de cette pièce, le soleil ne brillait que sur l’une de ses deux fenêtres. Et par chance, ce fût celle où elle pouvait voir d’innombrables humains courir dans les rues qui était resté à l’ombre. Il n’y avait rien de passionnant à observer la race humaine. Ils étaient toujours les même. Rien ne changeait. Sauf leur habits, leur façon d’agir. Il y a une centaines d’années de cela, un jeune homme aurait aidé une vieille dame à traverser la rue. De nos jours, la seule fois où un jeune homme s’approchait d’une petite vieille, c’était pour lui voler son sac. Et dire que certains cultes dans le passé pensaient que les vampires étaient des monstres assoiffés de sang, et par de là, sans bonnes manières. Ils allaient dans toutes les directions, se bousculaient sans même se retourner pour s’excuser, étaient au téléphone ou avec une dizaine de sacs aux mains. Du shopping. Ah, Jane n’en avait plus fait depuis un bon moment. Elle devrait peut-être demander Heidi, ou Athénodora. Ça ferait une sortie à la reine. Et que Caïus ne s’y oppose pas, car Jane serait capable de lui dire que, oui, les vendeurs de vêtements sont très, très dangereux. Serait-il en colère ? Probablement.

    Ce fût un sentiment de paix qui la tira de toutes pensées. Alors qu’elle avait fini par s’appuyer sur l’appui de fenêtre, elle se redressa et lança un dernier regard aux ruelles. Les humains de Volterra avaient la chance que la chasse y soit prescrite. Son regard se posa sur la porte menant aux couloirs. Et ce même avant qu’Alec y parvienne. Tout ennui se retrouva bientôt dissipé. Son jumeau avait enfin su quitter la salle des trônes, aucun des deux n’étant en mission, ils allaient pouvoir passer du temps ensemble. Et c’était la chose la plus importante à ses yeux, passer autant de temps que possible avec l’être qui comptait plus que tout pour elle. Il frappa à la porte et Jane l’invita à rentrer. Sa simple présence arrivait à lui faire oublier tous ses soucis. C’était étrange qu’après autant d’années d’existence ils ne se lassent pas de la présence de l’autre. Mais le lien qui les unissait était bien plus profond que celui entre un frère et une sœur. Alec rentra donc tout sourire, l’amour qui lui portait lisible dans ses yeux. Jane lui rendait ce sourire, heureuse d’enfin pouvoir le voir.

    « Jane, je vais faire un tour aux cachots histoire de trouver un amuse-gueule. Tu veux venir ? »

    Ne fusse qu’entendre sa voix l’enjouait. Peu de monde pouvait s’imaginer qu’elle devenait aussi sentimentale. Mais ensemble, ils avaient vécu l’enfer. Ensemble, ils étaient invincibles. La mort n’avait pas réussi à les séparer, alors l’éternité n’y arriverait pas.

    La dernière fois que Jane s’était retrouvée aux cachots avait été en présence de la reine, Athénodora. C’est aussi là que la reine avait demandé de subir son don. Jane n’aimait pas user de son don sur n’importe qui, Athénodora faisant donc partie des quelques vampires qui ne devraient en théorie jamais en être victime. L’idée de retourner aux cachots lui laissait presque un goût amer, qui disparut bien vite en voyant Alec poser sa main sur son ventre. C’était un geste humain, cependant, ça ne la dérangeait nullement. L’idée par contre que son frère ait dû subir une faim quelconque ne lui plaisait pas. Aro aurait pu le renvoyer plus tôt !

    « Bien sûr. »

    Une pointe d’inquiétude dans le regard, elle se dirigea vers la porte. Alec n’allait pas mourir de soif, mais c’était plus fort qu’elle. Cependant, il l’arrêta quand elle passa à ses côtés, l’attirant contre lui tout en déposant un baisser sur sa tempe. Ce geste lui rappelait combien il lui manquait. S’il existait des vacances dans le monde humain, ce n’était pas la même histoire chez les Volturi. Peut-être pour ne pas trop donner le goût de la liberté. Quoiqu’il en soit, ce ne serait pas de refus. Ils ne seraient plus qu’eux deux, comme dans le passé en tant qu’humains. La seule différence serait que plus personne ne sait leur faire de mal, maintenant.

    « Tu m’as manqué. »

    La scène aurait été attendrissante pour un humain. Un vampire connaissant le danger que les jumeaux représentent l’aurait vu d’un autre œil. N’importe qui se demanderait s’ils ne se faisaient pas soudainement possédés. C’était là encore une des choses qui rendait leur lien unique.

    « Toi aussi. »

    Le ton de Jane était aussi doux que l’avait été celui de son frère, alors qu’elle décida de prendre sa main dans la sienne. Étrangement, être vu main dans la main avec son frère ne la dérangeait pas. Pourtant, tout le monde savait qu’elle n’aimait pas trop montrer d’affection en tout genre, mais il était l’exception qui confirmait la règle. Ils s’étaient mis en route vers les cachots, qui étaient quelques étages plus bas. Alors que le château était bien entretenu, les cachots n’étaient qu’un endroit ou déposer les ‘réserve’. Ou l’endroit où certains prisonniers étaient gardés, sous la surveillance d’autres gardes. D’ailleurs, c’était à peine si la peur des êtres s'y trouvant ne pouvait pas être suivi à la trace. Ils finirent par arriver aux cachots, l’endroit était mal éclairé et les sanglots de plusieurs humains rendaient l’atmosphère insupportable. À quoi bon pleurer quand on sait qu’on va y rester ?

    « Tu as une préférence ? »

    Elle préférait les enfants, mais c’était les des proies qu’ils n’avaient pas souvent. Certes, Alec était ici pour assouvir sa soif. Jane avait décidé de peut-être torturer quelqu’un, le temps que son frère finisse son repas. Elle avait d’ailleurs déjà trouvé sa victime, une pauvre femme qui les regardait, effrayée. Rien de plus amusant que de créer encore plus d’effroi. Mais ce qui attira réellement son attention fût les deux enfants qu’elle essayait de cacher. Le troisième étant un adolescent, la Volturi ignora totalement sa présence. Usant un court instant de son don sur la femme, Jane se tourna vers Alec, l’invitant du regard à vidé les deux jeunes êtres de leur liquide rouge. Après tout, leur sang était meilleur que celui des adultes. Et puis, sans vraiment l'attendre, elle s'attaqua à un des deux enfants, l’attrapant au cou, tout en s’amusant de sa peur. Il devait avoir une douzaine d’années, au plus. Et il tremblait de peur comme une souris devant un chat. Ça fit quelque peu rire Jane, car elle ne s’était jamais réellement comparée à un chat. Et parce que son sadisme l’empêchait de ressentir quelconque remords en vidant l’enfant de son sang. Dès qu’elle eut terminé, elle desserra son emprise et le corps sans vie du petit humain retomba au sol. Un autre garde viendrait bien récupérer les corps. Les jumeaux faisaient partie de la garde rapprochée, il n’était pas à eux de ramasser les cadavres de ces.. humains. C’était là une tâche pour les gardes normaux. Elle dépoussiéra sa cape, là où les mains de l’enfant avaient essayé de la repousser. Comme si la créature la plus sordide venait de lui mettre la main dessus. Reportant son attention sur son jumeau, elle laissa sa voix au ton enjoué briser les quelques cris d’horreur que poussaient les humains dans les cellules d’à côté.

    « J’ai bien cru qu’Aro ne te laisse pas sortir de la salle des trônes. Que veux-tu faire ? »



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Alec Volturi
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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Ven 17 Aoû - 1:23

Alec & Jane

Sentir sa petite main dans la mienne me rassura et me calma. Personne ne pourrait jamais comprendre l’amour qui me liait à ma jumelle. Chacun ici avec vécu d’horribles moments, mais aucun d’entre eux n’avaient vécu ce que nous nous avions vécu ensemble. Et ensemble nous le resterions, dans la vie comme dans la mort. C’était la seule chose dont j’étais sur, la seule idée à laquelle je pouvais me fier pleinement. Chaque jour j’avais peur, en voyant Jane avec d’autres garçons, ou même des filles. Je savais qu’elle avait des relations, car rien n’échappait aux Volturi. J’avais peur qu’elle m’abandonne pour l’un d’eux, qu’elle parte loin de moi. Cette peur me hantait, m’envahissait. Mais je me disais toujours qu’à choisir elle me préfèrerait moi. Et une fois de plus, j’avais peur d’être à côté de la plaque en pensant ça. Mes doigts enlacèrent tendrement les siens et nous avançâmes en silence dans le couloir. Avec le temps nous avions appris à ne parler que très peu, tout passait par des gestes ou des regards. Ainsi, nous étions les seuls à nous comprendre. Invincibles. Puissants. Dangereux. Voilà ce que ma blondinette de sœur étions. Et voilà pourquoi les gardes et serviteurs se courbaient à notre passage, yeux rivés vers nos mains jointes. Leur regard était irritant, détestable. Je fis un mouvement brusque vers une petite femme qui poussa un cri et lâcha son plateau plein de verres de sang qui alla s’écraser au sol dans un bruit de verre. J’éclatai de rire et repris ma route.

L’ambiance des cachots était plutôt désagréable. Ça sentait le moisi, la pierre et le bois humides. Les humains faisaient leurs besoins sur eux de peur, ils étaient répugnants. Les bruits aussi, étaient agaçants. Des chaînes métalliques traînées sur le sol, les couinements de rats… La seule chose que j’aimais, c’était les lamentations terrifiées de ces personnes insignifiantes. Nous leur inspirions de la crainte et ils gémissaient au lieu de chercher un moyen de sortir ou de se parler ou je ne sais quoi d’autre. Comme si pleurnicher allait servir à quelque chose !

« Tu as une préférence ? s’enquit Jane.
- Hm, une jeune femme ou un enfant, quelque chose de doux, répondis-je intéressé. »

Je suivis le regard de Jane qui avançait parmi ces humains lui lançant des regards suppliants. Elle s’arrêta devant une mère qui s’appuyait sur des enfants, derrière son dos. Jane les arrache de sa cachette et j’esquissai un sourire carnassier : ils étaient parfaits. Elle mordit l’un des deux sans aucun état d’âme et je fis de même avec le deuxième, serrant son petit corps dans mes bras. Il se débattit un instant puis cessa toute lutte, quand il comprit qu’il ne pourrait rien y faire. Je les haïssais. Pourquoi perdaient-ils espoir aussi vite ? Son sang avait un gout délicieux et chaud, teinté d’une pointe de tristesse et de regret. Quand enfin j’eus terminé de vider la moindre goutte de sang de l’enveloppe charnelle je me relevai et envoyai le cadavre sur sa mère qui pourra un hurlement désespéré. Un cri de rage, de douleur. Je souris de nouveau, avant de lancer d’une voix enthousiaste que celui-ci avait un gout parfait et que c’était dommage qu’il n’ait pas plus de sang. J’écoutai alors Jane et m’apprêtai à répondre lorsqu’ un homme barbu d’une cinquantaine d’années avança sa main vers la cheville de Jane. Avant qu’il n’ait le temps de l’attraper, j’écrasai son poignet sous mes pieds et son os craqua sous la violence du coup. Il poussa un cri et essaya désespérément d’enlever ma jambe. Mis à part les bruits de pas de Jane, il n’y avait aucun bruit dans le cachot. Chacun retenait son souffle, de peur de subir le même traitement. Je déclarai d’une voix grondante et menaçante :

« N’essaye plus jamais de poser ta main dégueulasse sur Jane.
- Pourquoi fais-tu ça ?! Tu n’es qu’un enfant ! cria-t-il encore.
- Un enfant ? Voilà près de 400 ans que je n’en suis plus un. C’est à cause de saloperies d’humains comme toi que j’ai perdu mon enfance et que je suis ce que je suis aujourd’hui ! répondis-je froidement, Alors ose encore m’adresser la parole et tu connaîtras la pire douleur de ta vie, continuai-je avant de lui asséner un coup de pieds en plein visage. »

Il tomba en arrière sous le choc et se mit à sangloter. Satisfait, j’entraînai Jane par la main or de cet enfer. J’entendis seulement le bruit de la cage qui se refermait. Une fois que nous fûmes remontés à l’étage, je me souvins qu’elle m’avait posé une question. Je lâchai sa main et croisai les bras, avant de regarder autour de moi. Puis je lui lançai un sourire provocateur et pris les pans de ma cape pour la rabattre sur ma tête, afin de masquer mon visage.

« Pourquoi ne pas sortir ? Nous n’avons pas demandé d’autorisation, mais ils ont trop peur de nous pour punir, non ? Et puis nous n’irons pas loin, on peut rester autour du château. »

Je me moquais pas mal de leurs règles stupides qui stipulaient qu’on ne pouvait sortir de la demeure des Volturi que sur autorisation. Pour n’importe qui je comprenais, mais pour nous c’était intolérable. Une façon de plus d’avoir la main mise sur notre existence, mais surtout sur nos pouvoirs. Ils nous manipulaient, se servaient de nous parce qu’ils avaient peur. Moi, la seule personne dont j’avais réellement peur, c’était Chelsea. Car elle pouvait à tout instant détruire ma relation avec Jane. Nous traversâmes de nombreux couloirs et arrivâmes vers la lourde porte de bois surveillée par deux gardes. Ils hésitèrent à ouvrir mais devant mon air menaçant et mon feulement presque animal, ils s’exécutèrent rapidement. Je souris à Jane, amusé de l’effet que l’on provoquait tous les deux. Le soleil était assez désagréable, mais pouvoir prendre l’air compensait largement. Dans ce château nous étions enfermés, nous étouffions. Les passants habitués à la présence des Volturi ne faisaient pas attention à nous car voir des personnes cachées par des capes ne les étonnait plus. Mais quelques touristes semblaient intéressés. Un enfant demanda même si on s'était déguisé par un spectacle. Je souris et hochai la tête joyeusement, avant de leur dire de venir voir le spectacle vers 19h, que la scène était dans les sous-sols. Ils promirent de venir et allèrent acheter une glace, enthousiastes. L'enfant avait l'air appétissant. Ils feraient un délicieux repas, à n'en pas douter.

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Jane Volturi
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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Mer 22 Aoû - 1:44

    Ce qui avait commencé comme une journée longue et ennuyante était à présent devenue une de ses journées qu’elle n’oublierait pas. C’était étrange, mais plus fort qu’elle. Chaque instant avec son jumeau était inoubliable. Comme si à chaque seconde, tout pouvait s’arrêter. Tout pouvait disparaître, lui en premier. C’était là sans doute la plus grande peur de Jane. Une peur qu’elle n’avait plus connu depuis le jour de sa transformation, jusqu’à l’arrivée d’Isabella Cullen. Bien que Jane ait détesté la végétarienne, cette dernière lui avait en quelque sorte ouvert les yeux. Jadis, en tant qu’humaine, elle avait été trop faible. Trop faible pour protéger le seul être au monde qu’elle aimait par-dessus tout. Devenue vampire, développant ce don de torture, elle s’était sentie puissante. Invincible. En quelques minutes, Isabella Cullen lui avait montré comme elle s’était trompé. Une simple humaine, à cette époque, avait résisté à son don. La seule chose qui lui avait permis d’être aussi respecté parmi les Volturi. Et la seule chose, hormis être devenue un être de la nuit, qui l’avait rassuré qu’elle était bel et bien devenue puissante. Quelqu’un qu’on ne pouvait pas battre aussi facilement. Quelqu’un qui n’avait aucune raison d’avoir peur, qui n’était pas faible.

    Combien y avait-il d’autres vampires au monde, capable de rendre à néant son don ? Celui de son frère ? À chaque mission, qu’elle soit envoyée ou non, elle craignait les mauvaises nouvelles. C’est sans doute pour cela qu’Aro n’envoyait plus aussi souvent les jumeaux en mission, ensemble. Au cas ou les gardes envoyé tomberaient sur un vampire plus puissant. Pour ne pas perdre ses deux meilleurs éléments d’un seul coup. Cependant, le résultat en resterait le même. Si Alec venait à disparaître, Jane n’hésitera pas à le suivre. Même l’idée de le venger lui semblerait futile quant à vivre sans sa présence. Isabella Cullen lui avait collé une gifle, dans un sens figuré, certes. Heureusement, les Cullen n’étaient pas du genre à rechercher le pouvoir, à vouloir la place des Volturi. Mais c’est alors qu’Aro avança son plan machiavélique. Alors qu’elle considérait que c’était un plan de génie, une grande partie d’elle craignait la fin de cette histoire. Et elle s’était surprise à penser qu’elle comprendrait les Cullen, si ces derniers arrivaient avec une armée pour les combattre. Avec le bouclier mental d’Isabella, les jumeaux ne serviraient à rien. Et alors il ne restait plus qu’une option pour elle, partir en laissant les Volturi en plan. Prenant naturellement son jumeau avec elle, de gré ou de force. Elle n’avait pas peur de se salir les mains, ni de se battre. Certes, ce n’était pas son point fort. Mais ce n’était pas un combat qui la ferait battre en retraite. Cependant, elle prenait le tout en compte. Les nombres, les dons, les années d’expérience. Il serait hors de question qu’elle perde Alec à cause d’un plan d’Aro. Et une nouvelle fois, ce dernier le savait. Jane le soupçonnait même d’avoir ordonné Chelsea à renforcer ses liens avec les autres Volturi. Malgré le don de cette dernière, jamais elle ne choisirait le clan par-dessus Alec. Encore, Aro le savait. Celui-là, n’aurait-il eu le don qu’il a, jamais n’aurait-il été au courant de toutes ses pensées. Quoique, il n’était pas difficile de voir que les jumeaux étaient.. et bien, jumeaux. Inséparable. Prêt à tout l’un pour l’autre.

    Alors qu’elle venait de demander à Alec ce qu’il voulait faire, elle ne pouvait que l’admirer. Contrairement à elle, il avait des vrais amis. Peut-être Chelsea y était-elle pour quelque chose, mais Jane savait que son jumeau avait des amis ne faisant pas partie du clan. Elle aussi, mais souvent ce n’était que par simple intérêt. La voix d’Alec vint la sortir de ses pensées, alors qu’elle remarqua à peine maintenant l’homme qui avait essayé d’agripper sa cheville. Un fin sourire vint faire son apparition sur son visage. Parce qu’un humain ce faisait remettre en place, saleté d’insecte, banque de sang. Mais surtout, parce qu’Alec la défendait, la protégeait. Aurais-ce été quelqu’un d’autre, lui aurait-elle reprochée de la défendre. Elle savait se débrouiller seule. Cependant, c’était son frère. Les quelques mots de l’humain faillirent la mettre hors d’elle. Aux dernières nouvelles, c’était lui qui était dans un cachot, pas eux ! Dire qu’elle n’aimait pas être vue comme un simple ‘enfant’ serait mensonge, elle détestait ça. C’était les paroles d’Alec qui lui restaient dans l’esprit. Elle avait toujours cru que, peut-être, elle l’avait entraîné dans sa haine, dans sa colère. Que peut-être, au tout début, il n’avait jamais eu envie de devenir un Volturi. Après tout, quand elle se réveilla après trois jours de souffrance, Aro avait été son sauveur. Pire même, son ange gardien quand elle comprit que son frère avait lui aussi été sauvé. Elle n’avait pas hésité une seconde à rejoindre les rangs de la famille royale. Elle n’avait pas hésité une seconde à jurer loyauté au trois Fondateurs. Mais où, dans tout cela, avait-elle demandé l’avis d’Alec ? Naturellement, il avait sa propre opinion. Et il ne se serait pas gêner à dire ce qu’il pensait, si oui ou non il voulait rester parmi les Volturi. Néanmoins, il s’était peut-être tu en voyant son enthousiasme. Qu’importe ce qui rendrait Alec heureux, même si cela ne lui plait pas à elle, elle le suivrait tout de même. Comme maintenant, en présence de son jumeau, elle laissait toute vigilance disparaître dans le néant. Elle oubliait, ignorait la présence des autres. Leurs regards, leurs murmure ou encore leurs paroles. Elle ne prenait même pas le temps de les remettre en place. Mais elle n’oubliait pas, elle reviendra plus tard pour leur faire subir l’enfer. Main dans la main, ils sortirent des sous-sols. Jane laissa Alec l’entrainer à l’étage. Elle aurait bien torturé à mort cet abruti d’humain répugnant, mais elle se laissa guider sans broncher. Même son sadisme semblait s’évanouir dans la nature. Elle n’en avait rien à faire. Elle s’arrêta en même temps qu’Alec, alors que ce dernier croisa les bras. L’air amusée, elle le regardait, comprenant ses intentions quand un sourire provocateur illumina son visage.

    « Pourquoi ne pas sortir ? Nous n’avons pas demandé d’autorisation, mais ils ont trop peur de nous pour punir, non ? Et puis nous n’irons pas loin, on peut rester autour du château. »

    On dit que les enfants font des bêtises. Encore plus quand ils sont à plusieurs pour les faire. Beaucoup plus quand ils sont jumeaux. Ajouté à cela qu’ils sont également vampire et vous avez les jumeaux Volturi. Parfois, certains pourraient se demander comment Aro ne s’était pas encore arracher les cheveux de la tête. Oui, ce serait un beau spectacle.. Enfin, on se comprend. Jane ne répondit pas, mais son sourire, tout aussi provocateur, dévoila ses intentions. S’ils sortaient, autant aller loin du château. Quand Aro le lira dans leurs pensées, elle tentera la carte de l’adoration. Il savait qu’elle le voyait presque comme une figure paternel, donc, qu’elle ne ferait rien pour le mettre en colère. Et puis, être sa préférée avait ces avantages. Les jumeaux avaient tous deux leurs propres moyens pour faire comme il leurs plaisait. Elle enfila sa capuche et se décida enfin à lancer des regards noirs aux gardes les rencontrant dans les couloirs. Et plus particulièrement aux deux gardes surveillant la porte en bois menant vers la ville. Qu’ils hésitent, non, qu’ils osent hésiter était une simple preuve d’imbécilité. Ne savaient-ils pas qui ils avaient devant eux ? Elle n’eut pas à user de son don, Alec se montrait assez persuasif et les gardes prirent rapidement conscience de leur erreur, leur ouvrant la porte comme si la mort était à leurs trousses. Un petit rire étouffé s’échappa de Jane, alors qu’Alec la regarda amusé et un sourire aux lèvres quant à la réaction des deux vampires. Ils n’avaient ce qu’ils méritaient. La peur au ventre.

    Une fois à l’extérieur, c’était au tour d’un enfant de venir à leur rencontre. Alec avait encore la patience de répondre, heureusement pour le garnement. Jane n’aimait pas les humains, si cela voulait dire passé pour une réelle impolie, ainsi soit-il. D’un autre côté, ils étaient déjà sûrs d’avoir un enfant à manger. Ne voulant pas s’attarder à Volterra, Jane décida d’entraîner Alec hors de Volterra. Se dirigeant ainsi vers la réserve naturelle de Castelvecchio. Il y avait souvent des promeneurs, mais à part ça, c’était sans doute un des seuls endroits où ils n’y aurait absolument aucun autre vampire. Encore moins d’autres Volturi. Et mise à part les quelques malheureux promeneurs qu’y tomberont sur les jumeaux, pas d’humains. Elle avait redéposée sa main dans celle d’Alec, tout en lui tenant le bras, de peur qu’il ne reste pas avec elle. Elle ne lui laissait pas le choix de leur destination, et c’est sans doute pour ça qu’elle avait peur qu’il s’en aille. Mais ces derniers temps, rien n’allait plus. C’est pour ça qu’elle imposa une destination comme la gamine capricieuse qu’elle pouvait être par moment. Si les Volturi ne leurs laissaient pas plus de temps ensemble, elle finirait par kidnapper son propre frère. Stupide pensée, mais ce n’était plus vraiment la première idée bizarre qui lui traversait l’esprit. Alors qu’elle ignorait Jayden, elle avait perdu face devant Athénodora. Avoir un moment de faiblesse devant la reine, accepter le fait que, dans un sens, elle s’était sentie mieux par la suite.. Ah, n’oublions pas l’ignoble être qu’elle avait torturé pendant des heures dans les cachots. Sauf qu’elle s’était imaginé que c’était Aro. Au plus le temps passait, au plus elle perdait la raison. Mais la majorité de ces choses étaient justement ce qu’elle essayait de cacher à tous, y compris son frère. Après tout, les jumeaux avaient tous deux des choses qu’ils ne se racontaient pas. Jane aurait pu, mentalement, ressembler à une humaine mélancolique et dépassé par trop d’évènements. Cependant, la seule présence de son jumeau était tout ce dont elle avait besoin.

    « J’ai parfois l’impression qu’on était plus libre humains. »

    Aucun regret d’avoir été transformés. Mais sans doute le regret d’être prisonnier d’un clan. Alors que par moment Jane ne voyait que par Aro, de ce biais, par Volturi, par d’autres moments elle les haïssait. Ils lui prenaient son jumeau, ils lui prenaient une certaine liberté que de simples nomades avaient. Pire même, que les Cullen avaient ! Le départ de Jayden pour Forks avait vraisemblablement aggravé les pensées de la vampire. Et elle repassait de plus en plus sa vie humaine à la loupe, malgré les souvenirs douloureux. Elle devait à présent tenir le bras d’Alec comme si sa vie en dépendait. Et elle se maudissait d’apporter un tel sujet sur le tapis pour les quelques heures qu’ils passeraient ensemble.


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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Mar 28 Aoû - 16:03

Alec & Jane

Je n’avais aucune idée de l’endroit où Jane m’emmenait mais ça n’avait aucune importance, je l’aurais suivie jusqu’au bout du monde. J’avais une confiance aveugle en elle et faisais ce qu’elle désirait, quand elle le désirait. On pouvait penser que c’était par soumission, que je me laissais avoir par ses caprices et qu’elle m’écrasait totalement, me traînant dans son ombre. Ce n’était pas totalement faux mais je ne le faisais pas par soumission mais par amour pour elle. Pas une seule fois je n’ai pensé que ça m’énervais et que j’en avais assez. Pas une fois je ne l’ai envoyée bouler. Pourquoi ? Parce que je ne voulais pas risquer de la perdre, pas après ce que nous avions traversé ensemble. Je n’y survivrais pas, si je la perdais. De toute façon je n’aurais aucune envie de survivre et je demanderais aux Cullen de me tuer, aux Cullen ou quelqu’un ayant la haine contre les Volturi. Après tout j’étais une proie de qualité, moi qui faisais régnais la terreur et le mal autour de moi. Mais je ne voulais pas penser à ça, je ne perdrais pas Jane. Pas tant que je ferais ce qu’elle voudrait. Nous courûmes ainsi un moment, quittant carrément Volterra pour un lieu que je connaissais relativement mal : Castlevecchio. Je savais simplement qu’il n’y avait que peu de monde, des touristes principalement, que nous pourrions chasser sans crainte d’être découverts.

Jane prit ma main et attrapa mon bras avec l’autre. Elle me faisait parfois penser à une petite fille, une humaine, terrifiée et perdue. Elle devait avoir les mêmes doutes que moi, les mêmes peurs. Je la connaissais trop bien pour savoir qu’elle ne se sentait pas bien. Or j’étais nul pour réconforter les gens, leur parler, leur dire quoi que ce soit de gentil. Quoi que ces derniers temps j’avais réussi avec Shanaé entre autre. Je souris tendrement à ma sœur jumelle, avant de déclarer d’une voix douce : « Je ne partirai pas, ne t’en fais pas. » Parce que c’était ça son problème, j’en étais convaincu. Jane avait toujours été particulièrement égoïste et possessive et ne supportait pas que les gens qu’elle apprécie ne s’éloignent. Sa façon de me tenir prouvait à quel point elle avait peur que je m’en aille, chose inconcevable. Jamais je ne m’éloignerais d’elle, jamais. « J’ai parfois l’impression qu’on était plus libre humains. » J’écarquillai les yeux et arrêtai ma marche silencieuse pour la regarder. Elle serrait si fort mon bras que si je n’avais été qu’un frêle et fragile humain, elle me l’aurait déjà broyé. Je passai une main dans les cheveux blonds de Jane et hochai la tête faiblement. « Nous étions plus libres. Tu te souviens, quand on a pu sortir pour la première fois ? Main dans la main, comme aujourd’hui, le monde nous appartenait. » Je souris à l’évocation de ce souvenir. Nous étions minuscules, horrifiés par le spectacle qui s’était offert à nous, terminant de détruire le peu de compassion que nous avions envers la race humaine.

Penser à ma vie humaine était quelque chose de douloureux que je préférais éviter de faire en temps normal. Le pire de mes souvenirs était celui de Jane sur le bûcher qui hantait mes jours et mes nuits, me rendait fou. L’expression de souffrance et de désespoir sur son visage, ses yeux bleus plantés dans les miens. J’avais envie de hurler mais me retenais parce que ma jumelle ne le faisait pas. Des deux elle était la plus courageuse, mon modèle, mon exemple. Pas étonnant que les rois la préfèrent aux autres, Jane était la définition même du mot « perfection ». Voilà la raison pour laquelle j’étais terriblement jaloux quand je la savais avec quelqu’un d’autre, parce qu’elle m’appartenait que et je ne voulais laisser cette fille à personne. Moi aussi j’étais égoïste. Sauf que jamais je ne lui interdirais ou ne ferais du mal à ses fréquentations, je préférais me taire et la laisser commander. Cette fois, c’est moi qui serrai sa main plus fort. A moins. Elle était uniquement à moi. Je me raclai la gorge et continuai d’une voix déterminée : « Le jour où tu voudras qu’on s’en aille, que tu ne voudras plus faire partie de cette famille, alors on s’en ira. » Je serais certainement le premier à vouloir partir, après tout contrairement à elle je n’étais pas réellement heureux dans cette situation. Jane avait tout de suite accepté de rejoindre les Volturi et j’avaias accepté aussi parce que je ne pouvais pas me séparer d’elle. Mais si le choix m’avait appartenu, j’aurais bien considéré la question avant. Peut-être que j’étais jaloux également de ne pas être le préféré d’Aro, peut-être était-ce cette vie plus glauque et sombre que notre vie humaine que nous menions, peut-être encore le fait que l’on soit constamment séparés pendant les missions, que nos rencontres nous éloignent un peu plus chaque jour. Car j’avais la nette impression que chaque nouvelle personne qui entrait dans notre vie nous éloignait considérablement l’un de l’autre. Je l’entraînai par la main parmi les arbres, silencieux. En tendant l’oreille, je remarquai la présence de deux hommes qui marchaient et parlaient, à une centaine de mètres de là. Je la consultai du regard comme je le faisais toujours, pour savoir si ça lui convenait.

La faim s’empara de moi et je me mis à haleter tandis que mes yeux devenaient noirs comme l’ébène. En buvant du sang humain, nous étions bien plus forts mais nous développions une dépendance que les mangeurs d’écureuil ne connaissaient pas. Je n’irais pas jusqu’à dire que je pourrais boire du sang toute la journée, mais j’avais besoin de deux repas quotidiens environ. Cette sensation était douloureuse et désagréable, ma gorge était sèche et me brûlait, mes instincts m’obligeaient à tuer au plus vite. Tuer, tuer, tuer, massacrer, prendre la vie de quelqu’un. Voilà ce que j’aimais. J’étais un monstre, un psychopathe, détruit par l’être humain. Qui sait la vie que j’aurais pu avoir si tout ça n’avait jamais existé. J’aurais sans doute été marié, j’aurais eu des enfants … A moins de finir mendiant et mourir dans la rue. Cette vie ne paraissait pas extrêmement excitante. Je lâchai la main de Jane et m’éloignai d’elle de quelques pas, ne supportant plus la faim qui ravageait mon corps.
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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Sam 8 Sep - 0:01
    Au fond, les jumeaux avaient les mêmes pensées. Cependant, ces mêmes pensées étaient si différentes. Deux êtres ne pouvaient jamais être réellement identiques. Après tout, leur caractère aurait-il été identique qu’ils se haïraient maintenant. Même s’il y avait des similarités, voir une unique façon de penser, il y avait des différences. Un des meilleurs exemples était peut-être bien leurs liens avec d’autres personnes. Ils avaient tous deux des amis, des connaissances. Malgré tout, il lui semblait qu’Alec ai de ‘vrai’ amis, ce qu’elle n’avait pas réellement. Mais c’était un trait de sa personnalité, elle pouvait se montrer aussi avide de pouvoir qu’Aro, au point où elle trahirait presque n’importe qui pour un oui ou un non. Et trahir quelqu’un lui étant cher ne lui faisait rien, car au fond, elle n’aimait réellement que son jumeau. Et Aro. L’amour ne vient cependant jamais sans la haine, et si ce proverbe est faut pour le premier, il ne l’est pas pour le deuxième. Ces premières années vampiriques, elle avait carrément vu Aro comme un dieu. D’ailleurs, il reste son fondateur favori, son père, son créateur et l’être qui a sauvé son jumeau. À qui elle doit tout. Mais parfois, il pouvait se montrer si irritant et injuste qu’elle lui arracherait bien la tête pour se calmer. C’était horrible à admettre, mais elle avait peur.

    Alec pouvait la rassurer en lui disant qu’il ne partirait pas, elle ne doutait pas de ce fait. Mais il n’était plus question de vouloir ou de ne pas vouloir. Ils étaient tel des pantins auxquels on tirait les ficelles. Tel des esclaves à qui on donne un ordre et qui doivent l’exécuter sans plus. Aro les envoyait en mission, chacun de leur côté. Ce qui était plus dangereux que quand ils se retrouvaient ensemble. Car c’était l’excuse qu’il employait, comme quoi si jamais il leurs arrivait quelque chose, à eux deux, en même temps, il perdrait ainsi deux de ses gardes. Deux de ses meilleurs gardes. Mais quand ils n’étaient pas ensemble, ils s’inquiétaient l’un pour l’autre. Enfin, Aro n’avait guère accepté cette excuse. Qu’il aille au diable ! Mais elle n’aurait dû parler. À peine ses paroles s’échappaient-elles de ses lèvres qu’Alec s’arrêta net. Lui tenant son bras comme si c’était son bien le plus précieux, Jane s’arrêta aussi, regardant son frère avec une certaine curiosité. Elle voudrait savoir s’il pense la même chose. Ils n’étaient plus assez ensemble, ne parlaient plus assez. Certes, elle savait que quelque chose le tracassait aussi, alors autant essayer d’en parler.

    « Nous étions plus libres. Tu te souviens, quand on a pu sortir pour la première fois ? Main dans la main, comme aujourd’hui, le monde nous appartenait. »

    Ah, c’est là une chose qui date. Un lointain souvenir pourtant toujours aussi présent. Mais alors que là, la liberté avait en quelque sorte eue un sens, le spectacle qui leur avait été offert n’en valait pas le déplacement. L’humanité, à cette époque déjà, était empoisonnée par de simples vermines. Pourtant, leur première sortie était restée gravé dans sa mémoire comme étant un bon souvenir. Car malgré tout, cela avait été leur premières sortie, à eux deux. Sans avoir à supporter d’autres orphelins, tout en découvrant le monde. Et puis, il y avait eu ce sentiment, l’idée qu’un jour Alec et elle allaient parcourir cette même ville en tant qu’adulte. Avoir un métier, ou être tout simplement des voyageurs. Ah, pourquoi ne pas s’imaginer fonder une famille ? Car la haine pour les humains y était déjà, malgré qu’à l’époque, ils en faisaient encore partie. La seule chose dont Jane avait toujours oser rêver, c’était qu’ils resteraient ensemble, à jamais. En quelque sorte, se rêve s’était réalisé grâce à Aro, ce qui la ramenait à lui vouer une dévotion sans faille.

    À quoique pense Alec, il doit également s’agir de leur vie humaine, car la main de son frère se resserra sur la sienne. Tout ce qu’elle espérait, c’est qu’il ne pensait pas qu’aux mauvaises choses. Après tout, il ne fallait pas non plus oublier les bons moments, même s’ils avaient été rares.

    « Le jour où tu voudras qu’on s’en aille, que tu ne voudras plus faire partie de cette famille, alors on s’en ira. »

    Maintenant, ce fit son tour d’écarquiller les yeux. Non pas que ce qu’il venait de dire la choquait, tout Volturi devait bien y penser un jour, mais Aro lirait dans leurs pensées. Alors qu’il avait déjà vu de telles questions dans l’esprit de Jane, elle ne savait pas s’il avait déjà vu une telle solution dans l’esprit d’Alec. Tout Volturi devait bien songer à partir un jour, mais pour finir, c’était une pensée comme ça, comme une parole en l’air. Alec le pensait pourtant vraiment, elle pouvait bien s’en rendre compte. Ne manquait-il plus qu’à trouver Aro en retournant au château, à lui montrer ses pensées et ce qu’elle risque de lui faire s’il a un quelconque problème avec ce que venait de dire son jumeau. Elle était protectrice, tout comme elle savait Alec protecteur. Alors qu’il l’entrainait à son tour par la main entre les arbres, elle passa en boucle ses paroles dans son esprit. Elle était d’un égoïsme sans faille, surtout. Elle savait qu’Alec la laissait souvent faire à sa guise. Qu’il était probablement la seule personne au monde qui tolérait tous ses caprices, tous ses sauts d’humeur. Elle savait pourquoi, aussi. Elle ne l’avait jamais dit qu’il pourrait très bien l’envoyer promener. Chacun ses sauts d’humeur, chacun sa liberté de faire ce qu’il veut quand il veut. Pourtant, elle ne lui avait jamais rien dit. Pour finir, leur constante peur de perdre leur moitié les avait fait rentrer dans un cercle vicieux. Égoïste, elle était la reine des égoïstes. Elle n’avait jamais appris qu’Alec avait massacré une de ses connaissances.. Même s’il était plus doué qu’elle pour être discret.. Mais elle, disons que c’était loin d’être le cas. Si un jour Alec devait trouver son ‘âme-sœur’, ou quoique ce soit d’autre, Jane déclarerait la guerre à cette pauvre fille. Et elle ne lui fera aucun quartier.

    « Mais que veux-tu, toi ? »

    C’est vrai, il lui avait bien dit que le jour où elle voudra s’en aller, ils s’en iront. Mais il lui semblait bien qu’Alec ai oublié de dire ce qu’il voulait, lui. Ces deux humains qui vinrent en quelque sorte déranger cette discussion. Alors qu’il ne lui avait pas semblé avoir faim il y a une dizaine de minutes, elle se réalisa que c’était tout l’inverse. Son regard croisa celui d’Alec, qui avait lui aussi visiblement besoin de se nourrir. Peut-être n’étais-ce plus réellement eux, en ce moment. Leurs yeux noirs, leurs peau blanche et ce côté de prédateurs à la recherche d’une proie, prêt à attaquer et à mettre un terme à une existence. Non, c’était bien les instincts vampiriques qui montaient à la surface. Les jumeaux ne tardèrent pas se retrouver près de leurs victimes. Hommes qui n’avaient encore conscience du danger, ce qui ne devrait pas tarder. Après tout, l’on dit que certaines créatures, certains humains ont un sixième sens. Mais Jane se rappelle bien d’une chose de ses années humaine. Quand le danger était proche, mais pas encore présent. Et même quand on ne se rend compte de rien, le corps réagit et un frisson vous parcourt l’échine. C’est alors que la peur prend le contrôle, que le cœur bats plus vite et qu’en final, ça ne fait qu’empirer la situation. Elle lança un dernier regard à Alec, remarquant bien que la faim s’était aussi emparer de lui. Un court instant, elle pensa laisser sa proie à son jumeau. Car un seul humain, cela pouvait être bien peu quand on avait faim. Mais ils en trouveraient d’autres. N’étant d’ailleurs plus très apte à se Controller, elle s’approcha d’un des deux hommes et l’attrapa au bras, avant de l’envoyer contre un arbre. Elle n’était plus que concentré sur sa proie, mais n’avait pas l’intention de lui laisser une chance de se débattre. Se retrouvant derrière lui le temps qu’il tente de se relever, elle transperça sa peau d’une simple morsure au cou. Son sang n’était pas mauvais, il était sans doute sportif, -chose qui devenait rare chez les humains-, et avait donc un sang épargnés de drogues, alcool et toute autre chose lui donnant un mauvais goût. Terminant son repas, elle tenait le corps sans vie de l’humain alors qu’elle écoutait attentivement ce qui les entourait. Les brûler serait trop dangereux, au milieu des arbres. Mais il devait bien y avoir une rivière, quelque part. Ils y jetteraient les corps et au moins, ils finiraient par être retrouvé, un jour.

    « Je ne crois pas pouvoir quitter les Volturi. C’est notre clan, après tout. Et c’est une mauvaise idée, quand on y pense. » Sauf si la moitié de la garde suis l’exemple. « J’y ai pensée, pourtant. Mais pourquoi a-t-on de telles pensées maintenant, après tant d’années ? C’est peut-être nous qui nous posons trop de questions. »

    Le franc parler est une chose, trouver des excuses en est une autre. Jane avait laissé le corps de l’humain au sol, à présent. Il n’allait pas s’en courir, il pouvait attendre. Mais il fallait qu’Alec et elle parlent, parce que plus le temps passait, plus ils s’éloignaient non seulement de leur moitié, mais aussi de leur clan. Et ça, c’était intolérable.


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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Dim 9 Sep - 12:12

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« Ce que moi je veux … » Je réfléchis un instant à la question, surpris. C’était bien la première fois en quatre siècles d’existence que Jane me demandait ça. Il y avait tant de choses que je voulais, tant de désirs inavoués et impossibles … Je plantai mes yeux dans les siens. « C’est être près de toi pour l’éternité. » Rien d’autre n’avait d’importance ; d’entre tous ce serait Jane que je choisirais, quelles qu’en soient les conséquences. Même si je devais supporter les ordres de la famille Volturi pour les millénaires à venir, tant qu’elle y resterait je resterais aussi. Et pourtant, nombre de personnes qui étaient entrées dans ma vie me détachaient peu à peu de cet univers que j’avais tant aimé. Je n’arrivais plus à penser, mes sens étaient en éveil. L’odeur du sang humain me rendait fou, incontrôlable. Je regardai Jane, amusé, quand elle envoya l’un des deux hommes s’écraser contre un arbre et je sautai sur l’autre. Je ne cherchai même pas à lui faire du mal parce que j’avais trop faim, et que la douleur que causait le manque dans ma gorge était insoutenable. C’était la seule sensation désagréable, lorsqu’on était vampire. Je plantai mes crocs dans sa gorge avant qu’il n’ait le temps de réagir et l’humain n’essaya pas de lutter. Dès que je mordais mes victimes, ces dernières étaient automatiquement anesthésiées de toute douleur. Je bus longuement, écoeuré. Bien qu’il soit relativement pur, je n’aimais pas le sang des hommes. Celui des femmes avait un gout incomparable qui me faisait craquer, qui évinçait complètement celui de leurs camarades masculins. Je n’étais pas totalement rassasié mais il y avait plus important pour l’instant : parler avec ma sœur jumelle. Je passai ma langue sur mes lèvres pour récolter les quelques gouttes de sang qui s’étaient échappées et souris.

Jane aussi semblait plus intéressée par notre discussion que par l’appel de la nourriture. Pour une fois que nous avions l’occasion de parler sincèrement loin de Volterra, nous ne devions pas nous en priver. Mais pour l’affront que j’avais commis et que Jane était en train de commettre, Aro nous punirait certainement, moi le premier. Il pouvait bien me punir, je n’en avais pas peur. Le temps et les obstacles m’avaient depuis longtemps fait oublier ce que c’était, d’avoir peur. Et lui-même craignait que je me retourne complètement contre lui, aussi il ne me ferait pas trop de mal. Je m’adossai à un arbre et regardai le feuillage se balancer doucement, porté par le vent. Il régnait une atmosphère paisible ici, je reviendrais certainement bientôt. Distrait, je répondis : « Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça. La faim m’a fait délirer. » Menteur. J’essayais de rattraper les choses, d’adoucir la sentence que l’on allait recevoir. Je sentis la colère monter en moi, l’agacement. « Pourquoi maintenant ? Parce qu’on est constamment séparés ! Quand tu pars je reste, quand je pars tu restes ! Chaque nouvelle rencontre que l’on fait nous éloigne un peu plus l’un de l’autre, tes ennemis sont mes amis et mes ennemis sont tes amis ! Tout va de travers ! » Je serrai les poings. J’avais besoin de me défouler, de faire du mal à quelqu’un. N’importe qui aurait fait l’affaire, juste pour le plaisir de transmettre cette rage et cette souffrance qui prenaient possession de moi. « Je suis peut-être trop jaloux, trop possessif ! Oui, j’en ai conscience ! Peut-être que je t’aime beaucoup plus que je ne devrais ! Mais je n’y peux rien, après tout ce qu’on a traversé ensemble … Je ne supporte plus d’être séparé de toi. » Si j’avais été humain, je serais certainement mort de chagrin.

Je passai mes mains sur mon visage, soupirai. Je me montrais généralement affectueux avec Jane, mais jamais encore je ne lui avais clairement dit ce que je ressentais. Je le faisais avec peu de monde d’ailleurs, seuls Shanaé et Marcus connaissaient réellement mes doutes et mes peurs et mes joies. J’avais bâti avec le roi une relation particulière, approchant davantage l’affection que le duo maître/garde. Je le voyais comme un père bienveillant. La seule idée de quitter un jour les Volturi et le trahir lui me rendait malade. Voilà pourquoi ce que j’avais dit tout à l’heure me semblait aberrant, tout du moins si cela arrivait un jour je ne ferais aucun mal à Marcus. « Je ne sais pas ce qui m’arrive en ce moment … Je m’attache à des humaines, à un loup-garou … je délire complètement. » J’avais honte de moi, de celui que j’étais en train de devenir. Ça ne me ressemblait pas et je n’avais aucune envie de devenir faible, parce que je ne l’avais jamais été. Ma réputation en prendrait un coup, mon image monstrueuse serait détruite. Et ça c’était impensable, parce que c’était la seule chose que j’avais dans la vie. Grâce à cette image j’avais été recueilli par les Volturi, j’avais une place jalousée et désirée. Le monde vampirique entier savait de quoi j’étais capable et j’étais bien satisfait de moi-même. Ainsi je pouvais protéger Jane. Mais si je continuais mes bêtises, tous mes efforts seraient réduits à néant. Faith, Angelys, Erin devaient sortir de ma vie. Comme tous ceux que je considérais comme mes amis. Ils m’aveuglaient, me corrompaient. L’espace d’un instant j’avais été trompé, mais ça ne se reproduirait plus. Je me laissai tomber par terre et relevai mes genoux contre mon torse, avant de les entourer de mes bras. Mon regard était perdu dans le vide. Pour la première fois depuis longtemps, j’eus l’air fragile. J’allais perdre les seules personnes au monde pour qui je comptais un peu, qui ne restaient pas à mes côtés pour obtenir quelque chose mais parce qu’elles en avaient envie.
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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Dim 16 Sep - 13:20
    Les choses pouvaient-elles réellement changer ? Les choses pouvaient-elles être différentes ou non ? Peut-être l’avenir serait-il autre que prévu, peut-être pas. Jane attendait patiemment la réponse d’Alec après lui avoir demandé ce qu’il voulait. Même si leurs caractères étaient plutôt différents, ils n’en restaient pas moins jumeaux. Un détail qui changeait tout, au fond. Ainsi, malgré tout, on ne pouvait pas seulement se fier à la loyauté de quelqu’un. Ni aux sentiments d’une personne à son égard. Car autant la loyauté que les sentiments pouvaient changer. Chez les vampires, ces changements se faisaient plus nombreux que chez les humains. En même temps, le temps ne leur manquait pas. Et c’est pour cette raison qu’être jumeaux changeait tout pour eux. Car ils avaient vécu ensemble depuis le début. Ils ne s’étaient jamais réellement séparés. Lié par le sang, dans la vie et dans la mort, et également lié pour l’éternité. Il n’y avait rien d’aussi puissant qu’un lien de fraternité.

    Ça ce prouvait encore aujourd’hui, alors qu’Alec lui avait dit qu’être auprès d’elle pour l’éternité était ce qu’il voulait. Il était bien le seul être au monde qui lui donnerait l’envie de pleurer. Qui n’aurait pas les larmes aux yeux en recevant une telle réponse ? Mais les vampires ne pleurant pas, aucune larme ne coula sur ses joues. Et la faim l’avait empêché de se jeter dans ses bras. Malgré ses paroles récentes, elle ne pouvait démentir qu’elle avait sérieusement pensé quitter les Volturi. Le regard de Jane s’était égaré à l’horizon, ou ce qui en était visible entre les nombreux arbres. Quand son jumeau reprit la parole, elle se retint tout commentaire. Il n’avait pas à lui dire que la faim l’avait fait délirer. Il mentait, et puis ça ne changerait rien. Ils s’inquiétaient bien tous deux pour la même chose. Aro verrait leurs pensées. Mais qu’il les voit, peut-être ainsi se réalisera-t-il de son erreur à les séparer ainsi, comme le disait Alec. Et la colère de son frère était partagée. Cependant, elle avait du mal à comprendre ce qu’il voulait réellement dire. Leurs rencontre ne les séparait pas, pas vraiment. Ou du moins, c’était ainsi qu’elle le voyait. Qu’importe si elle se fait de réel amis ou non, jamais personne ne serait plus important que son frère. Mais il y avait plus, alors elle se retint une nouvelle fois tout commentaires. Mais la suite était tout autant de vérité. Et de souffrances. Elle finit par maudire Aro, encore. Les paroles d’Alec arrivaient presque comme des reproches, alors qu’il n’y avait rien à reprocher. Il n’avait rien à se reprocher. Rien du tout.

    « Si tu commences comme ça, on a tous deux nos tords. Moi aussi, je suis jalouse et possessive. Et je t’aime par-dessus tout, que cela plaise au monde ou non. Il est hors de question qu’on nous sépare. »

    Le simple fait de parler ainsi, ensemble, suffirait peut-être à Aro. Il comprendrait enfin que ce qu’il fait mets en quelque sorte les jumeaux et colère. Les séparé n’était pas la solution. Ils n’étaient peut-être que des pions pour Aro, tout comme les autres. Mais ils étaient sans nul doute des pions qu’il fallait mieux avoir dans son camp. Le mal être d’Alec était plus présent que celui de Jane. Et regarder son frère, le voir dans un tel état la rendait malheureuse. Ainsi, elle était impuissante face aux évènements. Ce qui était dur à accepter pour elle. Il avait l’air si humain à l’instant. S’avançant vers lui, l’envie de pleurer lui revint. Elle n’aimait pas voir son frère dans un tel état, c’est pire que souffrir. S’agenouillant à ses côté, elle l’entoura de ses bras et le serra contre elle. Qu’il s’attache à des humaines, ou à des modificateurs, la dérangeait. Qu’est-ce qu’il voulait dire par ‘attachement’ ? Enfin, c’était son droit.. Quoique, des humaines et un modificateur. Y a de quoi s’inquiéter. Mais maintenant n’était pas le moment de lui faire la morale.

    « Il n’y a rien de mal à ça. »

    À son tour de mentir. Mais qu’importe.

    « Nos rencontres nous éloignent peut-être, Aro fait peut-être de son mieux pour que l’on ne soit plus autant ensemble. Mais on n’en reste pas moins les jumeaux Volturi. Aro accorde tout à Chelsea pour une simple raison. Il ne veut pas qu’elle quitte les Volturi, ou pire, qu’elle se retourne contre nous. Tu imagines, dans notre cas ? Si on devait déjà simplement quitter les Volturi, ils perdraient leurs deux meilleurs éléments. »

    De toute façon, dès qu’Aro lira dans leurs pensées, dès qu’il verra le souvenir de cette discussion, il prendra des mesures pour que jamais, plus jamais les jumeaux n’expriment une quelconque envie de quitter les rangs de leur clan. Ce qui inquiétait plus Jane, par contre, c’était comment. Elle avait beau être sa préférée, Aro désirait le pouvoir plus que le bien-être de ses gardes. Mais bon sang, s’il touchait au lien qui l’unissait à son jumeau, elle le détruirait de ses propres mains.

    « Ils ne nous sépareront pas. Ils n’en ont pas le droit. Je préfère encore disparaitre qu’être éloigné d’une quelconque façon de toi. »

    Jane avait fermé les yeux, comme pour empêcher toutes larmes de couler. C’était là peut-être chose impossible, mais elle se sentait aussi vulnérable et faible que quand elle avait été humaine. Tout ce qu’elle souhaitait le plus au monde, s’était être avec Alec. Malgré son égoïsme qui l’empêcherait à jamais de quitter les Volturi. Elle vouait trop de loyauté, de respect et d’amour à Aro pour faire une telle chose. Naturellement, si son jumeau viendrait à partir elle partirait aussi. Tout était censé être parfait tant qu’ils étaient tous deux Volturi. Même Aro devrait avoir peur d’eux, peur d’un retournement de situation. Mais à la place, il agissait comme les bourreaux d’une époque, séparant le frère et la sœur pour leur propre bien-être, ou sureté.


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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Mar 18 Sep - 17:11

Alec & Jane

Ses mots et ses bras autour de moi me rassuraient un peu, mais c’était loin d’être suffisant. J’étais enragé et je n’arrivais pas à me calmer. Voilà bien longtemps que je n’arrivais plus à me maîtriser, près de quatre cents ans pour être exact. J’avais souffert, bien plus que je n’avais pas lu montrer ou l’avouer en étant humain. Chaque jour, chaque fois que le soleil se levait, le calvaire recommençait. En entrant dans la garde Volturi, j’avais oublié pendant un moment les blessures qui déchiraient mon âme, hantaient la moindre trace de mon existence. J’étais ravagé, fou, terrifié, blessé. Marcus, Jane, Shanaé, Aro, ils m’avaient tous dit d’oublier ce qui m’était arrivé, mais j’en étais incapable. Quand je fermais les yeux, je pouvais encore sortir le fouet strier mon dos violemment, le feu me dévorer, je sentais la main de Jane serrer la mienne désespérément. « Et tant que je resterai auprès des Volturi, je n’oublierai jamais. Parce que n’importe lequel d’entre eux me rappelle ce qui s’est passé. » conclus-je à voix haute. Quand je me rendis compte que je ne l’avais pas gardé pour moi, mes épaules s’affaissèrent encore. A ce moment-là je ne pouvais même plus me reprendre, faire semblant d’être fort. Je n’en avais pas la moindre envie. J’avais seulement besoin de vider mon sac : parler allègerait peut-être mes peines. Et tant pis si j’agaçais Jane, j’allais me montrer égoïste. Il fallait qu’elle sache ce que je ressentais, ainsi les choses s’arrangeraient peut-être. Aro aurait connaissance de cette discussion et prendrait les mesures nécessaires, positives comme négatives. Je clignai des yeux et passai mes bras autour de son corps frêle, la serrant contre moi, avant d’enfouir mon visage dans son cou. « Tu dis qu’il n’y a pas de mal, mais tu ne le penses pas Jane. Je le sais. Et moi aussi je suis conscient de l’absurdité de la situation. N’y a-t-il vraiment pas de mal à ce qu’une sale hybride me plaise, une Cullen qui plus est ? Si, ça pose un énorme problème. » Je refermai les yeux.

Si j’avais été humain, j’aurais fondu en larmes. Je poussai un petit gémissement désespéré. « On ne doit plus se mentir, tu m’entends ? C’est ensemble qu’on est forts, pas l’un contre l’autre. » Je la relâchai peu à peu, apaisé. Je m’appuyai conter l’arbre, regardant au loin. « Je suis désolé, je dois être pitoyable. Ca fait trop longtemps que je garde tout pour moi et aujourd’hui ça a dérapé. Il y a tant de choses que je n’ai jamais dites. » Je pris sa main et la relevai, avançant quelques instants comme ça à la recherche de nourriture. J’allais me défouler, évacuer ma pression sur quelqu’un. Je repérai rapidement un couple qui se baladait main dans la main, comme nous. Ils sourirent en nous voyant ainsi et je répondis à leur sourire, de façon sadique. L’homme fronça les sourcils : j’avais trouvé ma proie. Je lâchai Jane et m’approchai de lui d’un pas lent. D’un mouvement protecteur, il se mit devant sa femme. J’éclatai de rire, un rire faux et terrifiant. « Tu crois vraiment pouvoir la sauver ? Ma sœur va s’occuper correctement d’elle, ne t’inquiète pas . Tu peux mourir en paix. » Il ouvrit la bouche pour répondre mais déjà je l’attrapai par la gorge et le soulevai. Le seul défaut de ma transformation, c’était mon âge : je n’étais pas très grand en taille. Bien qu’il ne soit soulevé que d’une dizaine de centimètres, l’homme parut très surpris. Il tenta de décrocher mes doigts de son cou, en vain. Avant que son pied n’atteigne ma jambe, je l’envoyais contre l’arbre le plus proche. Un craquement m’appris qu’il s’était cassé quelque chose et je ris encore. Son corps retomba lourdement et il poussa un cri, avant de se relever en titubant. « J’admirerais presque ton courage, lançai-je, à moins que ce ne soit du masochisme ? Tu en veux encore ? » Il serra les poings et courut vers moi pour me frapper. J’attrapai son poing au moment où il allait toucher mon visage et souris. « Tu voudrais abîmer ce beau visage qu’est le mien ? Non vraiment, ce serait du gâchis. Tu n’imagines même pas comment c’est un atout pour attirer les femmes, avant de les torturer.» Il m’insulta de tous les noms, me traite de monstre et cria un superbe « Va en enfer. » Je lui tordis le bras et il hurla, avant de le lui casser. Quand je le relâchai, il formait un angle improbable et son os sortait. « J’y suis déjà, en enfer. Et qu’est-ce que c’est agréable ! »

Mais ce petit jeu avait assez duré, il ne m’amusait plus. Son bras saignait là où l’os apparaissait, et cette odeur me rendait fou. Avec une vitesse incroyable, je lui cassais l’autre bras ainsi qu’une jambe. Il tomba sur le dos en sanglotant. Il n’arrivait plus à parler ni à bouger. Je contemplai mon œuvre avec satisfaction : voilà bien longtemps que je ne m’étais pas montré aussi cruel avec un être humain. L’avais-je seulement été un jour ? Je m’assis à califourchon sur lui et attrapai ses cheveux, pour tourner son visage vers sa femme et ma sœur. « Tu ne trouves pas Jane terriblement attirante, quand elle mange ? Elle est tellement séduisante que je regrette parfois qu’elle soit ma sœur. » J’esquissai un sourire malsain, provocateur. Je dépassais les bornes, mais redevenir celui que j’étais autrefois était une nécessité. Je plantai mes crocs dans sa chair et but de longues gorgées, me délectant de la moindre goutte de son sang. L’homme avait perdu ces étincelles de vie et de peur dans son regard, à cause de mon pouvoir. Je pensais que cela suffirait à me faire oublier les dernières minutes, mais ça ne servit à rien. J’étanchai ma soif cependant, et ça me permettrait d’avoir les idées plus claires. Comme le précédent cadavre, je m’en débarrassai pendant que Jane finissait de se nourrir. Je décidai de le jeter dans le ravin : la chute aurait provoqué les multiples fractures et les traces de croc dans le cou, seraient le fruit d’une branche d’arbre qui se serait trouvée en dessous. Je me rassis à distance raisonnable de ma sœur machiavélique. « On raconte que si tu es la préférée d’Aro, c’est parce qu’il s’est passé quelque chose entre vous. Depuis Sulpicia est folle de jalousie, ça crève les yeux. C’est vrai ? » demandai-je distraitement. De nombreux gardes m’avaient dit ça, ce qui m’avait toujours énervé au plus haut point. Je pensais avoir une petite idée de la réponse, mais je voulais l’entendre de sa bouche. Je ne saurais comment réagir si c’était le cas : le tuerais-je ? Non, je ne pouvais m’y résoudre. Mais il baisserait tellement dans mon estime que ça deviendrait critique pour lui.

Je repensai alors à l’aveu que j’avais fait à Jane sans vraiment le vouloir, à propos de Renesmée Cullen. Ca non plus je ne l’avais jamais dit à personne et ça m’avait échappé lamentablement. Cette fille exerçait sur moi un attrait inexplicable qui me révulsait et me fascinant à la fois. Sa propre existence avait quelque chose de fascinant. Mais elle était une Cullen, ce qui voulait dire que c’était tout bonnement impossible : cette petite famille du bonheur n’avait pas lieu d’être, ils méritaient de disparaître. Ou de rejoindre les rangs des Volturi, à cause de leurs dons. Et si jamais j’arrivais à convaincre Renesmée, arriverais-je à faire suivre le reste de la famille ? J’arrivais à me montrer gentil avec leur fille chérie, jamais je ne lui ferais du mal. Mon seul véritable problème, c’était ce caniche puant qui lui tournait autour : Jacob Black. Je tapotai mon menton du bout du doigt, en pleine réflexion. J’étais plus détendu que tout à l’heure, même si ma rage n’avait pas disparu. Elle était enfouie quelque part en moi, menaçant de surgir de nouveau à tout instant. « J’aime les Volturi, tu sais. Aro nous surveillait déjà avant que l’on soit accusés de sorcellerie. Il nous a sauvé, nous a vengés en tuant tous ceux qui riaient ce jour-là. Il nous a offert un toit, la famille que nous n’avons jamais eue … Et la place que nous avons toujours méritée. Sans lui, nous serions morts à l’heure qu’il est. Et le simple fait qu’il te protège m’oblige à le respecter infiniment, comme je respecterai toutes les personnes qui te protègeront au cours de notre existence. » Je regardai un instant mes mains et soupirai. « Je veux simplement qu’il prenne conscience qu’en nous séparant, il va obtenir l’inverse de ce qu’il cherche : si il m’éloigne définitivement de toi, je le tuerai. A moins qu’il ne me tue d’abord, ce qui a de grandes chances d’arriver. Tu es à moi, pas à lui. Et s’il me tue, il perdrait effectivement l’un des meilleurs membres de sa garde rapprochée. » A travers Jane, je m’adressais directement à Aro. Je le mettais en garde. Je n’avais plus peur de rien, à présent. Il pouvait bien ordonner à ma sœur de me torturer avec son pouvoir, il pouvait me frapper, me priver de nourriture : je n’en avais rien à faire. Rien n’était plus important qu’elle, en ce monde. Je me relevai et m’approchai d’elle, avant de poser ma main sur sa joue et mes lèvres sur son front. Je profitais de chaque seconde passée à ses côtés. « Merci d’être là pour moi, je t’aime tellement. Merci de m’accepter comme je suis, de ne pas me juger, de rester à mes côtés. »
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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Mer 19 Sep - 14:13

    Alec devait être perdu dans ses pensées, car il prononça soudainement une phrase à voix haute, que Jane n’eut aucune peine à comprendre. « Et tant que je resterai auprès des Volturi, je n’oublierai jamais. Parce que n’importe lequel d’entre eux me rappelle ce qui s’est passé. » S’en voulait-elle ? Oui. Pour tant de choses. Même si elle n’avait plus autant de problèmes avec sa vie humaine. Après tout, c’était du passé. Des mauvais souvenirs. Présents, mais oublié. Mensonge. Elle n’avait jamais rien oublié, mais arrivait à tout laissé derrière elle. Ils avaient vécu d’horrible moment, mais ils pouvaient changer cela, maintenant. Ils n’étaient plus faible, plus vulnérable. Ils étaient puissants et dangereux. Son frère avait un moment de faiblesse, tout comme elle. Mais au fond, ce n’était pas du tout un moment de faiblesse, tel un esprit commun le décrirait. Non, ils se parlaient. Leur lien n’en ressortirait que plus fort. Sentir les bras de son frère autour d’elle la rassurait. Au moins, quoiqu’il se passe, il tenait à elle. Elle ne doutait pas une seconde de ce fait, mais c’était également sa seule et unique peur. Perdre Alec serait une chose, mais si un jour il venait à la détester, ce serait encore pire. « Tu dis qu’il n’y a pas de mal, mais tu ne le penses pas Jane. Je le sais. Et moi aussi je suis conscient de l’absurdité de la situation. N’y a-t-il vraiment pas de mal à ce qu’une sale hybride me plaise, une Cullen qui plus est ? Si, ça pose un énorme problème. » Non, elle ne le pense pas. « C’est simplement parce que je déteste les humains pour ce qu’ils nous ont fait. Et les modificateurs sont nos ennemis naturels. L’idée ne me plaît pas, mais tu n’es pas le premier vampire à qui ça arrive. » Non seulement l’idée ne lui plaisait pas, mais le fait qu’Alec s’attache à des humaines la rendait jalouse. Qu’avaient-elles donc de si intéressant pour que son frère leur porte quelconque intérêt ? Jane resserra son étreinte quand son jumeau poussa un gémissement désespéré. Son cœur se brisa en mille morceaux, elle voulait qu’Alec soit heureux, rien d’autre qu’heureux. « On ne doit plus se mentir, tu m’entends ? C’est ensemble qu’on est forts, pas l’un contre l’autre. »

    « Je sais. » Il la relâchait peu à peu, elle fit de même. Elle l’observait avec attention et amour, souhaitant un court instant qu’il se reprenne. Dire qu’elle n’aime pas le voir dans un tel état serait encore bien gentiment exprimé. « Je suis désolé, je dois être pitoyable. Ca fait trop longtemps que je garde tout pour moi et aujourd’hui ça a dérapé. Il y a tant de choses que je n’ai jamais dites. » Jane fronça les sourcils. « Tu n’es pas du tout pitoyable! » Au contraire, au moins, il lui parlait franchement. Il finit par la relever et ils reprirent leur route. Évidemment, à la recherche de nourriture. Et quand ils finirent par croiser la route d’un couple d’humains, Jane compris qu’Alec avait besoin de se défouler un peu. Le geste de l’homme envers sa femme était une de seule chose que Jane pouvait encore trouvé d’admirable chez les humains. L’homme s’était posté devant sa femme pour la protéger, une situation qui était familière à Jane. Son jumeau avait fait exactement la même chose quand ils avaient été humains, à maintes reprises. Au moins, ça prouvait bien que certains humains avaient encore une once d’amour réel en eux. Alors qu’Alec se chargea de l’homme, Jane s’avança vers la femme. Cette dernière avait tout d’abord été trop choquée pour réagir, mais à présent elle reprit ses esprits et tenta d’abord de rejoindre son mari. Jane se positionna devant elle, un sourire amusé illumina son visage. Avant que la femme ait le temps de dire quoique ce soit, elle tomba au sol, tenant sa tête entre ses mains. Aucun son ne s’échappa de l’humaine, qui tenta tant bien que mal de se relever, d’ignorer la douleur. Elle devait avoir une forte mentalité, car elle finit par se relever. Ça ne fit qu’amuser la Volturi. Cependant, elle repoussa la femme à terre, tout en cessant d’user de son don sur elle. Le hurlement du mari se fit entendre, et la femme se mit à sangloter, demandant d’épargner son mari et de la tuer, elle. Elle finit même par supplié qu’ils les laissent tranquille. Jane ne dit rien, portant son attention sur Alec quand l’odeur du sang vint enfin envahir l’air. L’odeur du sang lui rappelait comme elle avait faim. Alors que son jumeau se défoulait visiblement sur l’homme, il n’en était pas de même dans le cas de Jane. Certes, elle aimait faire souffrir ses proies. Mais l’envie n’y était pas, sans en ajouté le fait qu’elle préférait nettement torturer d’autres vampires.

    L’humaine s’était relevée et tenta une nouvelle fois de rejoindre son mari. Aller savoir pourquoi, ou ce qu’elle espérait faire une fois arriver à ses côté. Le protéger ? Pauvre petite créature. Mais à peine était-elle passé près de Jane que l’attrapa par le bras. Elle la repoussa violemment en arrière, se retrouvant à côté de l’humaine quand celle-ci retomba au sol. La pauvre femme avait tellement peur qu’aucun son ne s’échappa de sa gorge quand elle toucha le sol. Elle tremblait de la tête aux pieds. Le mari avait peut-être montré une once de courage, sa femme n’était qu’une pauvre peureuse. Ce que Jane avait en horreur. Elle posa sa main glacée dans la nuque de l’humaine, qui tourna la tête vers le côté pour la regarder. La peur se lisait dans ses yeux, alors qu’elle remarqua à peine maintenant les yeux rouges de la Volturi. C’était le ridicule chez les humains, quand certains se réalisaient ce que vous étiez, ils le dirent à voix haute. Ou dans le cas de cette femme, leurs mots n’étaient que murmure. Un vampire pouvait l’entendre, mais pas un humain. Sans plus attendre, Jane plongea ses crocs dans la chair tendre de sa proie, perçant ainsi la carotide de cette dernière. Le liquide chaud coule le long de sa gorge, alors qu’elle avala lentement mais surement gorgée après gorgée. Bien qu’elle ait fermé les yeux, elle sentait le regard de l’humain sur elle, alors qu’Alec prononça des paroles qui la firent sourire intérieurement. Bien sûr, au fond, avoir ne fusse que de telles pensées étaient malsaines. Mais mentir en disant qu’elle n’y avait jamais pensé serait bien pire. Malgré tout, s’ils n’auraient pas été frère et sœur, rien n’aurait été la même chose. Tout aurait été différent.

    Quand elle eut terminé, elle admirait un court instant le regard vidé de vie de son repas. C’était un regard qu’elle aimait bien. On en pouvait plus rien y voir, plus rien n’y lire. Sauf le vide, tel un coquillage abandonné par son hôte. Tout comme Alec, elle se débarrassait du corps de la femme dans le ravin. Jane n’était pas trop habituée à devoir chercher des solutions quelconques pour se débarrasser d’une victime. Souvent, elle laissait le sale boulot à des gardes inférieur à elle. Et puis, c’était un point de fainéantise de sa part. « On raconte que si tu es la préférée d’Aro, c’est parce qu’il s’est passé quelque chose entre vous. Depuis Sulpicia est folle de jalousie, ça crève les yeux. C’est vrai ? » La question qui tue. Il semblerait qu’elle soit assez intéressante pour qu’on se pose des questions à son égard. Elle ne donnait pas cher pour savoir qui avait raconté de telles choses. Les autres gardes, tout simplement. Alors qu’au début elle leur arrachait tous al tête, ne fusse que pour lancer de telles rumeurs, ce n’était plus le cas aujourd’hui. Peut-être parce que elle y avait vu un certain intérêt. Nombreux étaient ceux voulant cette place de préféré. Ce qu’elle détestait par-dessus tout. Mais avec cette rumeur, au moins, ceux ayant une quelconque envie de prendre sa place déchantaient immédiatement. Les hommes parce que ils perdaient tout espoirs, les femmes parce que elles craignaient trop Sulpicia, -et Jane-, pour oser un tel affront. Croisant les bras, elle regardait avec amusement Alec. « J'ai bien d'autres qualités pour avoir recours à de tels moyens. » C’était évident, non ? Au fond, les Volturi étaient bien pire qu’une famille, ils étaient dignes d’une série télévisée qui suivait une famille, jour après jour. Après tout, il y avait bien plus de drame dans leur propre rang que dans le monde vampirique en général. Voyant qu’Alec était en pleine réflexion, elle observa un peu plus attentivement les alentours. Les bois avaient toujours été un endroit magnifique selon elle. Certains arbres autour d’eux devaient avoir plus d’une centaine d’années. Alors qu’ils commençaient leur existence en ne faisant que quelque centimètre. Les chants des oiseaux pouvaient bien se faire entendre, ainsi que les bruits habituels de la forêt. « J’aime les Volturi, tu sais. Aro nous surveillait déjà avant que l’on soit accusé de sorcellerie. Il nous a sauvé, nous a vengés en tuant tous ceux qui riaient ce jour-là. Il nous a offert un toit, la famille que nous n’avons jamais eue … Et la place que nous avons toujours méritée. Sans lui, nous serions morts à l’heure qu’il est. Et le simple fait qu’il te protège m’oblige à le respecter infiniment, comme je respecterai toutes les personnes qui te protègeront au cours de notre existence. » Il disait vrai, en somme, ils devaient beaucoup à Aro. Oui, il les avait plus sauvés pour leur don que pour quelque chose d’autres. Mais avec les années, on apprend à ignorer de tels petits détails. Cependant, Alec n’était pas obligé de respecter Aro, -ou quiconque d’autres-, qui la protégeait. Elle n’était pas le genre à avoir besoin de protection. Et son frère ne devait pas se sentir obligé de respecter un être pour cela. « Je veux simplement qu’il prenne conscience qu’en nous séparant, il va obtenir l’inverse de ce qu’il cherche : si il m’éloigne définitivement de toi, je le tuerai. A moins qu’il ne me tue d’abord, ce qui a de grandes chances d’arriver. Tu es à moi, pas à lui. Et s’il me tue, il perdrait effectivement l’un des meilleurs membres de sa garde rapprochée. » Un sifflement s’échappa de ses lèvres. Elle avait compris qu’il passait un message à Aro, message qu’elle n’appréciait nullement. Si Aro faisait du mal à son frère, la fin du monde serait encore le paradis comparé à ce qu’elle lui ferait. Mais toute sa colère se dissipa quand Alec vint déposer un baiser sur son front. « Merci d’être là pour moi, je t’aime tellement. Merci de m’accepter comme je suis, de ne pas me juger, de rester à mes côtés. » Il n’était pas seulement son frère, mais toute sa raison d’être. Jane enroule ses bras autour du cou d’Alec et le serra une nouvelle fois contre elle. Enfuyant son visage dans son cou, si elle pouvait rester ainsi c’est ce qu’elle ferait. Pour l’éternité, comme des statues. Sauf qu’ils étaient des vampires et qu’ils devaient se nourrir. Seul inconvénient. « On est ensemble depuis le début, on le restera jusqu’à la fin. On est inséparables, le premier qui dit le contraire je le démolis. » Elle soupira de bonheur. Rien ne valait les bras de son frère. Humaine ou vampire, c’était le seul endroit où elle se sentait en sécurité et apaisé. « Toi aussi tu es à moi. Et tu ne te débarrasseras jamais de ta jumelle, quoiqu’il arrive, je resterai à tes côtés. »

    Si elle avait encore été humaine, elle pourrait littéralement s’endormir dans les bras de son jumeau. Aro allait fortement comprendre le message des jumeaux, il n’y avait aucun doute là-dessus. Mais un détail lui revint à l’esprit. Relâchant Alec, elle fit un petit pas en arrière, le regardant avec surprise. Elle avait sans doute ma entendu.. « L’hybride des Cullen te plaît ?!? » Ah, qui a dit qu’elle avait totalement zappé cette partie de la conversation ? Nan, Renesmée Cullen.. Il ne pouvait pas parler d’elle, cette chose, immonde fille d’Isabella Cullen ? Mon dieu.


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Hestia Volturi
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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane. Mar 5 Fév - 16:59

RP ARCHIVE
Bonjour Petite fraise des bois !Ce Rp est archivé pour inactivité ou parce qu'il est terminé.

* Pour l'archivage: Il peut être remis en jeu sous demande au staff.
© CJ.POMME'&Tumblr


Cold is the skin that this creature has seen. Her universe is an ocean of blood. Her dining table the cradle of mud. The night is blind, the mistress she is calling you to be by her side forevermore. Follow her until her thirst is sated. An immortal lie, heartblood. Can't help yourself, she's got you paralyzed. So would you kiss the sun goodbye? She's a vampire.Desire darker than black. She's a vampire reach higher, no turning back. |code by PEPPERLAND
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MessageSujet: Re: Forget your past and follow me into darkness | Jane.
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Forget your past and follow me into darkness | Jane.

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